Horaires médiathèque
du LU au VE de 13h à 18h
et le premier samedi du mois
de 10h à 12h
Prochaine ouverture du samedi : 5 septembre
Prochaine ouverture du samedi : 5 septembre
Le CIP organise régulièrement des conférences sur des thèmes historiques, scientifiques ou plus populaires.


Deux pionniers de l’aviation en Prévôté
Jean-Claude Chevalier, retraité, archiviste de la commune de Crémines
Jeudi 27 août 2026, 19h30
Henri Cobioni est né en 1881 à Tavannes. En 1891, sa famille déménage à Moutier, où son père exploite un atelier de poêlier - fumiste. Il suit un apprentissage à Berne et obtient son diplôme de poêlier - fumiste en 1899, à 18 ans. Henri est un sportif, passionné de vitesse. C’est un casse-cou. Dès 1899, il se fait remarquer pour ses résultats lors de courses cyclistes. Dès 1904, le vélo est remplacé par la moto. Il remportera le GP de Belgique en 1911 sur une moto Balmer, construite à Moutier. Dès 1908, il construit un avion à Moutier. Il est alors le premier constructeur d’avion en Suisse. Il se marie la même année. Fin 1910, la famille Cobioni quitte Moutier pour Somma Lombardo, en Italie où Henri est engagé par le constructeur d’aéroplanes « De Agostini & Caproni » où il devient chef pilote. Il participe à de nombreux meetings et c’est à celui de La Chaux-de-fonds, le 15 octobre 1912, qu’il trouve la mort dans un dramatique accident.
Anselme Marchal est né en 1882 à Moutier, à la verrerie, de parents français. Son père en est le propriétaire. Suite à une faillite retentissante, la famille part précipitamment en laissant tout sur place en 1889. Après des études techniques à Paris, il s’engage dans l’armée française en 1902. En 1910, il passe son brevet de pilote. Il part en Allemagne en 1912 pour développer des hydravions sur la Baltique. En 1914, au déclenchement de la guerre, il rentre en France pour se mettre à disposition en tant que pilote. En 1916, il accomplit un raid magnifique. Parti des environs de Nancy avec son nouveau Nieuport, il a traversé l’Allemagne, survolé Berlin où il a jeté des proclamations au peuple allemand. Forcé d’atterrir en Pologne, à 100 km des lignes russes suite à une panne, il est fait prisonnier. C’est le recordman de longueur et du temps de vol sans escale.

Au cœur d'une guerre touristique : le conflit rail-route (années 1930-années 1970)
Laurent Tissot, historien, professeur honoraire de l’Université de Neuchâtel
Jeudi 17 septembre 2026 - 19h30
Parler d'un conflit entre le rail et la route n'est pas un phénomène récent. Dès l'apparition du véhicule motorisé à la fin du XIXe siècle, les conflits d'usage de la chaussée - qu'elle soit urbaine ou rurale - naissent. Les modes traditionnels (piétons, animaux, transports hippomobiles, puis vélocipèdes) se sentent peu à peu déclassés. Avec son expansion dès la fin de la Première Guerre mondiale, l'automobile remet aussi en question le monopole ferroviaire. L'apparition du terme de « guerre » dans de nombreux écrits illustre la densité d'un débat qui prend des accents parfois épiques. L'exposé abordera quelques aspects de cette « guerre » en répertoriant les arguments mis en avant pour dénigrer les avantages et les inconvénients des deux modes de transport dans la diffusion du tourisme.

Conférence
La mécanique de la frontière : Les secrets de l’Arc Jurassien
Conférence d'Isabelle Dufour
VE 25 septembre 2026, 20h
Dans la cadre de la sortie en avant-première de la bande dessinée « Vivre la frontière dans l’Arc Jurassien », Tramlabulle vous propose une conférence exceptionnelle d’Isabelle Dufour co-autrice de l’ouvrage. Entre un écosystème horloger d’exception et les paradoxes quotidiens d’un territoire parfois sous tension, la ligne franco-suisse cache une réalité bien plus complexe qu’il n’y paraît. Cette conférence met d’abord en lumière le bassin de vie partagé de l’Arc Jurassien, où les savoir-faire horlogers interconnectés ignorent la frontière. Elle aborde ensuite les paradoxes socio-économiques du territoire, tiraillé entre une fraternité historique et de vives tensions liées au travail frontalier. Nous explorerons également les aspects mystérieux de la région, à travers des récits historiques de contrebande, de sauvetages de réfugiés et de légendes locales. Enfin, la conférencière analysera le choc des cultures administratives, illustrant comment Français et Suisses gèrent au quotidien ce précieux héritage commun.

NLFA : 4 lettres pour une révolution ferroviaire
Adolf OGI, ancien président de la Confédération
Mardi 20 octobre 2026, 19h30
Les Nouvelles Lignes Ferroviaires à travers les Alpes (NLFA) sont les plus grands ouvrages de l’histoire des chemins de fer suisses. Le peuple approuve le projet en 1992. Adolf Ogi est alors Conseiller fédéral en charge des transports. Retour sur une «formidable» aventure.


Vers un tournant vélo. Pratiques et politiques du vélo en Suisse
Patrick Rérat, professeur de géographie à l’UNIL, directeur de l’Observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives (OUVEMA)
Mercredi 02 décembre 2026, 19h30
Rares sont les villes et régions qui ne prétendent pas soutenir le vélo, mais les actes peinent souvent à suivre les paroles. Au lieu de viser une part modale du vélo ambitieuse, la planification et la politique continuent, au quotidien, de donner la priorité à la voiture. Les arguments pour expliquer pourquoi « on ne peut pas faire autrement » sont vite trouvés : « Chez nous, c’est trop vallonné », « Les rues ne sont pas assez larges » ou encore « Les prévisions tablent sur toujours plus de trafic automobile ».
Pourtant, le vélo est une part essentielle de la solution aux problèmes de mobilité. Un véritable « tournant vélo » suppose de changer nos habitudes, de porter un regard différent sur la ville et les rues, de questionner le système automobile et d’envisager les différentes manières de promouvoir le vélo. Devenir une ville cyclable, c’est avant tout accueillir celles et ceux qui se déplacent à vélo ou souhaitent le faire. Cela demande des gestes forts, mais aussi une attention aux détails. Et surtout un engagement à tous les niveaux – politiques, administration, associations et habitant·e·s –, car une ville cyclable, c’est avant tout une question de volonté.
La présentation se base sur les recherches menées à l’Observatoire universitaire du vélo et des mobilités actives (OUVEMA) de l’Université de Lausanne. Depuis une dizaine d'années, ce centre de recherche analyse les pratiques et politiques du vélo avec une attention particulière au contexte suisse.
Les conférences sont gratuites. Collecte à la sortie pour couvrir les frais d'organisation
Contact:
Mathieu Chaignat, responsable culture
032 486 06 44
mathieu.chaignat@cip-tramelan.ch